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Un documentaire radiophonique réalisé par Balthazar, détenu du centre pénitentiaire de Val de Reuil. Dans le cadre de l’action culturelle du 106, du programme Culture Justice et en partenariat avec la DRAC Normandie et le centre pénitentiaire de Val de Reuil.

Un documentaire qui mêle l’histoire des musiques modernes, le monde carcéral et celle plus intime de Balthazar. Détenu de la prison de Val de Reuil, il interroge ses co-détenus et des personnes de l’administration pénitentiaire sur leur rapport à la musique et la pratique en milieu fermé dans la salle de spectacle de la division 1 du centre pénitentiaire.  Une production radiophonique conçue avec l’équipe du 106 lors de la mise en place d’un concert de l’artiste normand Foray dans les murs de la prison.

Dans le cadre de son travail d’actions culturelles, le 106 programme régulièrement des concerts en prison.

Lorsque l’équipe de la salle de concerts se rapproche du centre de détention de Val de Reuil pour préparer la venue du chanteur Foray, elle constate que des musiciens répètent régulièrement dans la salle de spectacle de la division 1 du centre pénitentiaire. Au-delà du concert de l’artiste normand, l’équipe du 106, notamment par le biais de son régisseur, Gregory Pruvost s’investit dans un travail d’optimisation du matériel technique d’amplification, donne des conseils pour obtenir le meilleur son possible dans le local de répétition. Des liens se forment entre les prisonniers et les professionnels des musiques actuelles. En parallèle de ce travail et de la préparation à la venue de Foray, un détenu, Balthazar, manifeste l’envie de faire entendre la musique des musiciens de Val de Reuil à l’extérieur. Au-delà de cette envie, il a semblé nécessaire de produire du sens autour de ce projet.

Quelle est l’histoire intime entre l’univers carcéral et la musique ?

Entre 1933 et 1935, le musicologue Alan Lomax se rend à Parchman Farm, le pénitencier d'État du Mississippi avec un magnétophone portable. C’est un des lieux de ses premiers collectages faits avec son père John Lomax.

On peut donc imaginer qu’avec les chants d’esclaves ou les chœurs gospel, les chants de prisonniers sont aussi aux racines de ce qui va devenir la musique populaire amplifiée, celle qu’on retrouve aujourd’hui à l’antenne des radios, des salles de concerts ou des interfaces de streaming du monde entier.

En 1968 et 1969, Johnny Cash enregistra aussi deux concerts mémorables dans les prisons de Folsom et San Quentin, témoignant ainsi de sa solidarité avec les détenus.

A quoi peut bien servir la pratique musicale en prison ? Quel est l’écho de cette histoire aujourd’hui ?

Balthazar, accepte de partir dans cette direction. Le 106 lui met à disposition un appareil d’enregistrement numérique qu’il aura à disposition durant plusieurs semaines. Petit à petit le documentaire prend forme. Il va associer histoire de la musique et interviews, reportages lors de la venue de Foray, mais aussi prise de son dans la prison. Ainsi, comme un fil rouge, on entend l’ambiance d’une cellule, celle de Balthazar, du milieu de l’après-midi à l’arrivée de la nuit, mais aussi les répétitions des musiciens et les échos du concert de Foray fournissant ainsi le matériel sonore de l’habillage de ce documentaire. Balthazar a également récolté le témoignage de certains prisonniers ou membres de l’équipe de la prison sur leur rapport à la musique, ce qu’elle leur procure, apporte en détention.

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